Le FN pris la main au collet, à Hénin Beaumont

Séance de Conseil Municipal mémorable le 8 avril dernier à Hénin Beaumont… Ce jour là, Steeve Briois, maire FN, présentait pour la première fois un budget qu’il avait élaboré pour notre ville. Epreuve de vérité qui devait montrer les capacités réelles d’une équipe qui s’est fait élire sur des promesses de bonne gestion et de baisse d’impôts significatives pour nos concitoyens.

Prise en flagrant délit de manipulation et d’incompétence à l’occasion du débat sur le budget 2015, la majorité FN a perdu son sang froid et s’est révélée telle qu’elle est réellement.

Dans une salle soigneusement composée de ses soutiens, le Maire Steeve Briois s’est comporté comme un émeutier, sollicitant les applaudissements après chacune de ses interventions ou de celle de son zélé second, organisant sciemment la pression psychologique et la débauche d’injures d’un public acquis et chauffé à blanc, insultant lui-même ou censurant l’opposition républicaine lorsqu’il était à court d’arguments.

Comment en est-on arrivé à une telle dérive ? Explication en quelques chiffres :

1) Le FN est champion de la bonne gestion ?
– Budget général de fonctionnement 2015 : hausse de 600 000 euros !
– Dépenses d’alimentation, fêtes et cérémonies, déplacements, réception : hausse de 135 000 euros pour arriver au total ahurissant de 315 000 euros !
– Masse salariale 2015 : hausse de 860 000 euros !
– Epargne 2015 : baisse de 1 000 000 d’euros !

2) Le FN a des projets pour notre ville ?
L’investissement 2015 : baisse de 1 000 000 euros !
– Tous les grands projets présentés (Ecole Michelet, Eglise Saint Martin…) avaient été engagés avant l’arrivée de la nouvelle équipe, aucun nouveau projet d’envergure capable de redonner du souffle et de l’attractivité à notre ville ne voit le jour.

3) Le FN baisse les impôts ?
La Taxe d’Habitation 2015 baisse de 5 % : une aumône et une insulte au peuple d’Hénin Beaumont. Pour un couple payant 500 euros par an, cela représente moins de 25 euros !!
– Une baisse d’impôt de 5% supplémentaires aurait coûté 250 000 euros. Il était possible de la faire en gérant mieux et en coupant dans les frais de réception (315 000 euros)
– La baisse d’impôts attendue par tous est mangée et bue dans les frais de réception ! Le FN se goinfre sur le dos des habitants ! On est jamais si bien servi que par soi-même !!

Ces chiffres sont vrais ! Ils sont à la disposition de quiconque souhaite en avoir connaissance. On peut mentir dans un journal municipal, mais pas dans un budget soumis à des règles de transparence rigoureuses qui garantissent l’utilisation de l’argent public.

C’est parce que nous, opposition républicaine et responsable, avons dit tout cela, que le FN a craqué, perdu ses nerfs et s’est déchaîné. Le comportement de Steeve Briois et de ses acolytes révèle deux choses qui doivent être portées à la connaissance tous :
– D’une part, le FN ne sait ni gérer une ville ni la conduire vers le développement. Il se vautre dans les travers et les dérives qu’il dénonce. Comment peut-il prétendre conduire ainsi les destinées d’une région ou du pays?
– D’autre part, le FN a une conception du pouvoir qui doit faire réfléchir. Personne ne conteste le résultat des élections municipales. Mais cela donne-t-il au vainqueur le droit d’abuser de son pouvoir pour museler la liberté d’expression, composer des assemblées publiques aux Conseils Municipaux qui hurlent, éructent et insultent sans se contenir, et menacer de mille procès les élus et toutes les personnes qui ne partagent pas son point de vue ?

Citoyens, Citoyennes, habitants et habitantes d’Hénin-Beaumont, regardez ce que devient notre belle et grande ville. Regardez l’exemple déplorable, les comportements irrespectueux et insultants de ceux qui dans la majorité municipale, disent vous représenter ! Est-ce d’un tel désastreux spectacle dont Hénin Beaumont a besoin ?

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FRATERNITE, UNITE, MOBILISATION POUR LES HABITANTS DE NOTRE TERRITOIRE

2015 a commencé dans le chaos… Bien sûr, des sombres premiers jours de janvier, il reste l’effroi, la colère, la solidarité avec les victimes des attentats et leurs familles. Bien sûr c’est la liberté, mère de la vérité qui ne peut jaillir que du libre mouvement des idées, que nous défendons. Mais la force dialectique des événements qui provoquent une telle accélération de l’histoire, c’est d’être à la fois tragiques (comme l’est toujours l’histoire) et de susciter des réflexions nouvelles, d’ouvrir de nouveaux chemins.

Un premier chemin est de parler à nouveau, vraiment, profondément des valeurs de la République, au delà de l’incantation. Un pays qui compte près de 5 millions de chômeurs sur 30 millions d’actifs dysfonctionne nécessairement. Lorsque la pensée dominante repose sur l’intégration sociale par le travail, et l’épanouissement par la possession, par  l’ « avoir », on mesure la douleur et la rage de ceux qui n’ont accès qu’aux miettes. Au delà de ce qu’ils sont en tant qu’individus, les meurtriers des 7 et 8 janvier sont des enfants de la République, et ils ont voulu la tuer. Comment en sommes nous arrivés là ? Comment la République est-elle devenue capable d’enfanter des individus qui aujourd’hui veulent l’abattre ? N’est-ce pas elle qui les a étouffés ? Ne nous sommes nous pas habitués, avec le temps, à l’inégalité, à la misère, à la fatalité du déclassement ? N’avons nous pas accepté l’inacceptable ? La République nourrit-elle avec les mêmes soins tous ses enfants, se donne-t-elle vraiment les moyens de leur donner toutes leurs chances, de réduire l’inégalité de condition ? assume-t-elle encore pleinement d’être la main visible qui tord et contraint la main invisible du marché ? Ces questions n’ont pas vocation à excuser les actes criminels, mais à comprendre ce qui les suscite pour prévenir d’autres crimes. Elles doivent irradier toutes nos réflexions sur la politique de l’éducation, sur la répartition des richesses, sur ce qui constitue la richesse elle-même. La République est-elle la béquille d’un système qui nous aliène, nous réduit à la possession de biens, la consommation, et oriente nombre de ses politiques vers cet horizon réputé indépassable du bonheur ? ou bien doit-elle se concentrer sur la manière de nous permettre, à tous, de devenir ce que nous sommes, nous autoriser à « être » avant que d’ « avoir »?

Un second chemin est celui d’une réflexion à mener sur le fait religieux. Il va de soi qu’aucune des religions du Livre n’autorise, ni encourage le crime. Prétendre le contraire relèverait du contresens. La guerre sainte, dans toutes ces spiritualités, c’est d’abord la lutte intérieure contre l’obscur, l’ignorance. De ce point de vue, et paradoxalement, les attentats de janvier 2015 vont desserrer l’étau conceptuel et offrir une possibilité d’engager une grande réflexion sur ce qui était passé sous silence jusqu’alors et considéré comme vérité intangible. Oui, par le fait d’un virage historique identifié, l’Islam a subit l’influence du wahhabisme qui l’a rendu dur, intransigeant, et à l’opposé du message symbolique et humaniste qu’il porte. Oui, il existe une compatibilité entre des humanismes différents, l’humanisme socialiste et l’humanisme porté par la spiritualité religieuse. Oui, il est possible d’articuler, de faire vivre ensemble, ces humanismes dans un projet commun tourné vers l’épanouissement des individus, le respect des différences, la liberté, l’égalité et la fraternité.